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Mon histoire de

Cynthia-Corriveau Histoire de Coeurs

Cynthia Corriveau

Coeurs

Avec

Logo IUCPQ Histoire de Coeurs avec Cynthia Corriveau 2023
Mon Histoire

En 2016, j’étais maman de 3 enfants, enceinte d’un quatrième et enseignante de 1-2-3e année à temps complet. Cette grossesse, tout comme l’année scolaire, avait défilé à vitesse grand V. Je me souviens m’être sentie fatiguée pendant tous ces mois, mais qui ne l’aurait pas été dans ma condition! 

Je me suis donc retrouvée en vacances et très heureuse de l’être à la fin juin. J’étais alors enceinte de 29 semaines et j’avais bien l’intention de profiter de cette fin de grossesse qui allait très certainement être la dernière.  

Début juillet, j’étais encore fatiguée, mais assez en forme pour faire une randonnée de 4 km dans un sentier pédestre près de chez moi avec ma famille. En plus de mon ventre d’une trentaine de semaine, j’ai porté ma fille de 18 mois dans mon dos une partie du trajet et le sac contenant les restes du pique-nique et les bouteilles d’eau durant l’autre partie. À la fin, j’étais fatiguée et heureuse d’être de retour au camion!  

C’est dans les jours et les quelques semaines qui ont suivi que mon état de santé s’est détérioré rapidement. J’étais de plus en plus fatiguée, notamment parce que je n’arrivais plus à dormir. J’étais prise d’un sentiment d’étouffement dès que je m’allongeais. Au départ, je mettais tout sur le compte de la grossesse : la fatigue, l’essoufflement, l’incapacité à dormir. Il faut dire que c’était la première fois que je vivais une grossesse en été, ayant eu mes trois plus vieux en janvier et février. Je me disais donc que la chaleur et l’humidité devait contribuer à mon état.  

Malgré tout, je continuais à vaquer à mes occupations de maman. J’ai accompagné ma fille ainée à quelques sorties avec le camp de jour et je m’occupais des deux plus jeunes à la maison. Je me souviens particulièrement d’une marche avec ceux-ci. Mon fils, âgé de 4 ans, faisait du vélo. Moi, je poussais ma plus jeune dans sa poussette. En remontant la petite colline jusque chez nous, j’ai dû m’arrêter à plusieurs reprises pour reprendre mon souffle afin d’être capable de me rendre chez moi…  

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Les proches à qui j’en ai parlé me disaient que cet état n’était pas normal. J’ai donc décidé d’aller consulter. Le médecin m’a fait passer un électrocardiogramme et m’a envoyé à l’urgence. Là-bas, on m’a fait des radiographies qui ont révélé un poumon possiblement affaissé à cause de la pression du bébé. Aussi, mon pouls est plus élevé que la normale. On me garde sous surveillance toute la nuit. Le lendemain, on m’envoie passer une scintigraphie pulmonaire pour éliminer l’hypothèse d’une embolie pulmonaire. Comme le résultat est négatif, on me renvoie à la maison avec des pompes à prendre au besoin et une machine pour faire des exercices de respirations. 

Les jours suivants, mon état s’est aggravé davantage. Mes lèvres devenaient bleues juste à marcher d’un stationnement jusqu’à une salle de restaurant. La nuit, je m’installais dans une chaise longue inclinée pour tenter d’être confortable et dormir un peu, sans grand succès. Aller chercher un légume au potager et revenir à la maison m’épuisait au point tel que je devais m’asseoir pour me reposer dans l’escalier avant de rentrer. 

Donc, je suis retourné consulter une deuxième fois. Même procédure : Le médecin m’a fait passer un autre électrocardiogramme et m’a demandé de me rendre immédiatement à l’urgence avec un proche, sinon il m’envoyait en ambulance. Rendue à l’hôpital, on me fait, encore une fois, passer des radiographies qui révèlent que le poumon affaissé était plutôt de l’eau sur les poumons… et la quantité a augmenté depuis la semaine dernière. On m’explique que je fais probablement de l’insuffisance cardiaque. Comme je suis enceinte, on me transfère dans la soirée au Centre mère-enfant Soleil | CHU de Québec-Université Laval. Je passe la nuit sous observation et dès lendemain matin, on m’envoie passer une échographie cardiaque. 

 

Et c’est ainsi que ce chapitre commence! 

Une fois de retour à ma chambre, mon conjoint vient me rejoindre. Un peu plus tard, une équipe arrive afin de nous annoncer les résultats de l’échographie. Le fait qu’ils soient plusieurs n’annonce rien de bon; l’expression de leurs visages renforce cette impression.  

« Madame Corriveau, votre cœur fonctionne à environ 5 à 10% de sa capacité. » 

Mais 5%, c’est presque 0!, ai-je rapidement pensé. On m’explique alors qu’un cœur en bonne santé a une fraction d’éjection d’environ 50 à 60%. Bon d’accord, cela remet légèrement les choses en perspective, MAIS QUAND MÊME! Cette nouvelle est un véritable coup de poing! Bien sûr, je suis essoufflée, je n’ai plus beaucoup d’énergie… Mais JE NE PEUX PAS être sur le point de mourir!  

Et le bébé dans tout ça?!? Ma petite fille d’à peine plus de 33 semaines de gestation? 

« Elle va bien. »  

Immense soulagement… de courte durée! 

Comme mon cœur est en grande difficulté et que la grossesse impose une surcharge de travail à ce dernier, on doit y mettre fin le plus rapidement possible. C’est pourquoi on doit me faire subir une césarienne d’urgence. 

« Mais vu l’état de votre cœur, madame Corriveau, on ne peut pas prévoir ce qui arrivera au moment où nous sortirons le bébé. » 

-Vous êtes en train de me dire que mon cœur peut s’arrêter? 

Silence… Un silence qui en dit long. 

« Nous vous conseillons de téléphoner aux membres de votre famille et de les inviter à venir vous voir… au cas où, car oui, c’est un risque. » 

Une immense panique s’empare de moi. Je ne peux pas y croire. NON! C’est impossible! Trois enfants, bientôt quatre, m’attendent à la maison! JE NE PEUX PAS MOURIR!  

On n’a pas de testament! En pleurs, je me mets à dire mes dernières volontés à mon mari qui est tout aussi abasourdi que moi par cette nouvelle totalement inattendue. Nous appelons notre famille qui s’empresse de se mettre en route avec nos trois enfants. 

Mais voilà qu’on vient me chercher pour la césarienne et personne n’a eu le temps d’arriver.  

« C’est trop urgent, madame. Nous ne pouvons pas attendre. » 

J’entre en salle sans avoir revu mes petits, mes parents, Heureusement, mon conjoint pourra assister à la césarienne dès que je serai préparée. On me gèle très lentement, pour éviter tout choc possible à mon cœur. Enfin, mon époux peut me rejoindre. À ce moment, je ne souhaite qu’entendre le cœur de mon bébé. Comme on m’a expliqué que mon cœur pouvait s’arrêter à cause du choc possible en sortant le bébé, je me dis que si je peux entendre le cœur de ma petite, cela signifiera que je serai toujours en vie. 

Pendant la césarienne, une équipe de l’IUCPQ est présente et prête à intervenir si mon cœur a des problèmes. Heureusement, j’entends le cœur de ma fille! Tout s’est bien déroulé!  

Dès l’intervention terminée, on me transfert en ambulance à l’IUCPQ. Je n’ai pas pu voir et encore moins prendre mon bébé qui a été prise en charge par l’équipe médicale. Une infirmière a pris une photo avec son cellulaire pour me la montrer avant mon départ. 

Le voyage en ambulance s’est déroulé dans l’allégresse! Mon bébé allait bien et j’étais en vie! Les ambulanciers ont été extrêmement bienveillants et se sont mêmes permis des petites blagues pour me faire rire.  

 

Mon arrivée à l’IUCPQ 

Cythia Corriveau Greffée en 2017 IUPCQ

Aidez-moi à aider la Fondation l’IUCPQ !

En 2016 et 2017, j’ai vécu le chapitre le plus rocambolesque de ma vie ! Il a été composé d’insuffisance cardiaque, d’une césarienne d’urgence, de pacemaker, de cœurs mécaniques, de complications et, finalement, d’une transplantation cardiaque. Mais par-dessus tout, cette aventure m’a fait rencontrer des gens de COEUR. Famille, amis, communauté, et surtout, une équipe médicale exceptionnelle, ont permis que ces pages de mon histoire se terminent bien !

Pour célébrer ce parcours tumultueux, mais si riche, j’ai composé une chanson avec tout mon cœur et ma gratitude envers l’IUCPQ. J’ai aujourd’hui envie de faire quelque chose pour eux! C’est pourquoi je vous offre ma chanson ! En échange, je m’engage à remettre à la Fondation de l’IUCPQ 100% de toute contribution volontaire que vous m’offrirez.

Pour célébrer ce parcours tumultueux, mais si riche, j’ai composé une chanson avec tout mon cœur et ma gratitude envers l’IUCPQ. J’ai aujourd’hui envie de faire quelque chose pour eux! C’est pourquoi je vous offre ma chanson ! En échange, je m’engage à remettre à la Fondation de l’IUCPQ 100% de toute contribution volontaire que vous m’offrirez.

Mon entrevue au Journal l’Oie Blanche

Aidez-moi à soutenir l’IUCPQ afin qu’il poursuivre sa mission.

 

Sachez qu’une contribution fera une grande différence dans la vie de quelqu’un!

 

Votre générosité contribuera à faire d’autres petits miracles et à perpétrer une tradition de coeurs!

Merci la vie !

 

Je vous offre ma chanson, en téléchargement, en échange d’une contribution volontaire qui sera remise à 100% à la Fondation IUCPQ. 

Cliquez sur le lien ci-dessous:

Cynthia Corriveau Histoire de Coeur IUCPQ

Je m’engage à remettre toutes les sommes recueillies au fond général de la Fondation qui répond aux besoins prioritaires de l’IUCPQ en matière d’équipements, d’infrastructures et de soutien à la recherche et à l’enseignement, et ce, pour l’ensemble des secteurs de l’Institut.

Votre contribution permettra également l’appui à la mission de l’Institut, soit la santé des personnes atteintes de maladies cardiopulmonaires et de maladies reliées à l’obésité.

Cynthia Corriveau Histoire de Coeurs avec l'IUCPQ
Don du coeur par Cynthia Corriveau greffée en 2017
Cynthia Corriveau greffée à L'IUCPQ en 2017
Coup de Coeur de Cynthia Corriveau pour l'IUCP
Mon Histoire de Coeur par Cynthia Corriveau
Coup de Coeur de Cynthia Corriveau, greffée de 2017 à l'UICPQ

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